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Cabinet de recrutement
Hôtellerie, Tourisme & Loisirs
en France

Un cabinet de recrutement Hôtellerie, Tourisme & Loisirs identifie, évalue et place des cadres, managers et dirigeants pour les hôtels, groupes de voyage, sites touristiques et enseignes de restauration.

Selon l'enquête Besoins en Main d'Œuvre 2026 de France Travail, le secteur de l'hôtellerie restauration concentre 319 000 projets de recrutement en France, dont 44 % jugés difficiles à pourvoir. Ce niveau de tension confirme que le recrutement de cadres et de managers dans ce secteur ne peut plus reposer sur les seuls canaux traditionnels.

La saisonnalité, la mobilité géographique des candidats et une concurrence forte entre employeurs font du recrutement un enjeu stratégique autant qu'opérationnel pour ce secteur.
Morgan Philips accompagne les groupes hôteliers, les acteurs du tourisme, les entreprises de loisirs et les groupes de restauration en France dans l'identification de leurs cadres, experts et dirigeants.

Grâce à une connaissance fine des métiers du secteur, nos chasseurs de têtes ciblent des profils capables d'allier excellence opérationnelle, performance commerciale et sens du service, à la hauteur des standards attendus par vos clients. Notre cabinet de recrutement s'appuie sur cette expertise sectorielle pour bâtir, avec chaque client, une stratégie de recrutement adaptée à ses enjeux.

Notre expertise en recrutement Hôtellerie, Tourisme & Loisirs

Recruter dans ce secteur exige une lecture précise des environnements opérationnels et des attentes clients, au-delà du seul examen des compétences techniques. Notre cabinet de recrutement évalue chaque candidat sur ces critères :

  • Sens du service et intelligence relationnelle appliqués aux exigences du secteur
  • Leadership et capacité à fédérer des équipes en environnement opérationnel exigeant
  • Gestion de la pression, en particulier en période de forte saisonnalité
  • Adéquation avec la culture et les standards de votre marque
  • Connaissance des enjeux propres à votre segment : hôtellerie, tourisme, loisirs ou restauration

Nos consultants spécialisés s'appuient sur un réseau international ainsi que sur des outils de sourcing et d'évaluation dédiés, et interviennent en CDI, CDD, intérim, freelance, management de transition et chasse de têtes, en France comme à l'international.

NOS CHASSEURS DE TÊTES

Des consultants dédiés au recrutement Hôtellerie, Tourisme & Loisirs en France

Notre équipe accompagne des groupes hôteliers, hôtels indépendants, resorts, acteurs du tourisme, agences de voyages, TravelTech, entreprises de loisirs et groupes de restauration.

Nos consultants comprennent les principaux enjeux de votre secteur : expérience client, qualité de service, rentabilité opérationnelle, taux d’occupation, revenue management, distribution, e-réputation, saisonnalité et fidélisation des équipes.

Nous intervenons notamment dans le cadre :

  • d’une ouverture ou d’une préouverture
  • du développement d’un réseau
  • de la création d’une équipe de direction
  • d’une transformation digitale
  • d’une réorganisation
  • d’un remplacement urgent
  • d’une montée en gamme
  • d’un projet de développement international

Notre objectif : identifier des talents capables de comprendre rapidement vos enjeux et de contribuer durablement à votre performance.

Vos avantages

NOS DOMAINES D'INTERVENTION

Notre cabinet de recrutement couvre l'ensemble des segments du secteur en France :

Hôtellerie et hébergement

  • Groupes hôteliers et hôtels indépendants
  • Hôtellerie de luxe et palaces
  • Resorts et clubs de vacances
  • Hôtellerie de plein air
  • Résidences de tourisme
  • Sociétés de gestion hôtelière
  • Investisseurs et asset managers hôteliers

Loisirs et divertissement

  • Parcs d’attractions et sites touristiques
  • Musées et lieux culturels
  • Casinos
  • Complexes sportifs et de bien-être
  • Entreprises de l’événementiel
  • Activités outdoor et tourisme d’aventure

Tourisme et voyages

  • Tour-opérateurs
  • Agences de voyages et voyages d’affaires
  • Plateformes de réservation et OTA
  • TravelTech
  • Offices de tourisme
  • Destination Management Companies
  • Acteurs du tourisme premium et du voyage sur mesure

Restauration et foodservice

  • Groupes de restauration
  • Restauration rapide ou premium
  • Traiteurs
  • Restauration événementielle
  • Restauration collective
  • Concepts hybrides et food halls

Nos références

Les postes que notre cabinet de recrutement pourvoit en Hôtellerie, Tourisme & Loisirs

Nos chasseurs de têtes interviennent à tous les niveaux de responsabilité, de la direction générale aux fonctions support, sur des postes tels que :

Direction générale et
développement

  • Directeur Général / CEO F/H
  • Directeur Général Adjoint F/H
  • Chief Operating Officer F/H
  • Country Manager F/H
  • Directeur Régional F/H
  • Directeur des Opérations F/H
  • Directeur du Développement F/H
  • Asset Manager Hôtelier F/H

Direction d’établissement et
opérations

  • Directeur d’Hôtel / General Manager F/H
  • Hotel Manager F/H
  • Directeur de Resort F/H
  • Directeur de Site Touristique F/H
  • Directeur de Parc de Loisirs F/H
  • Directeur Hébergement F/H
  • Directeur Restauration F/H
  • Responsable Exploitation F/H
  • Responsable Multi-sites F/H

Commerce, marketing
et expérience client

  • Directeur Commercial F/H
  • Directeur Sales & Marketing F/H
  • Directeur Marketing et Communication F/H
  • Directeur E-commerce F/H
  • Directeur de la Distribution F/H
  • Revenue Management Director F/H
  • Revenue Manager F/H
  • Directeur Expérience Client F/H
  • Guest Experience Manager F/H
  • Directeur Relation Client F/H

Finance, ressources humaines et fonctions support

  • Directeur Administratif et Financier F/H
  • Directeur Financier F/H
  • Directeur des Ressources Humaines F/H
  • Responsable Ressources Humaines F/H
  • Directeur des Achats F/H
  • Directeur des Systèmes d’Information F/H
  • Directeur Digital F/H
  • Directeur de la Transformation F/H
  • Directeur RSE F/H

7 raisons de confier votre recrutement Hôtellerie, Tourisme & Loisirs à nos chasseurs de têtes

FAQ Cabinet de Recrutement Hôtellerie, Tourisme & Loisirs

Quels postes Morgan Philips recrute-t-il dans l'Hôtellerie, le Tourisme et les Loisirs en France ?

Notre cabinet de recrutement couvre l'ensemble des fonctions du secteur, de la direction générale aux fonctions support : directeurs d'établissement, directeurs des opérations, responsables commerciaux et marketing, revenue managers, ainsi que les fonctions finance, RH et achats. Nous intervenons aussi bien pour des hôtels indépendants et groupes hôteliers que pour des acteurs du tourisme, des loisirs et de la restauration.

Quelle est la différence entre un recrutement en CDI et une mission de chasse de têtes pour un poste de direction ?

Pour un poste de cadre ou de manager, notre pôle de recrutement permanent s'appuie sur un vivier de candidats actifs, avec un délai généralement court. Pour un poste de direction générale ou un mandat de Comex/Codir, nos chasseurs de têtes appliquent une méthodologie de chasse dédiée : cartographie complète du marché, approche directe de candidats non disponibles, et évaluation structurée du leadership. Le niveau de responsabilité du poste détermine l'approche la plus adaptée.

Comment Morgan Philips gère les recrutements liés à la saisonnalité du secteur ?

La saisonnalité est un enjeu central de l'Hôtellerie, du Tourisme et des Loisirs. Nos solutions d'intérim haut de gamme et de placement de freelances permettent de renforcer vos équipes rapidement lors des pics d'activité, sans compromettre le niveau d'exigence appliqué à un recrutement permanent.

Pourquoi passer par un cabinet de recrutement spécialisé plutôt que de recruter en direct ?

Un cabinet de recrutement spécialisé donne accès à des candidats qui ne sont pas en recherche active, à une connaissance précise des pratiques salariales du secteur, et à une évaluation structurée qui va au-delà de la lecture d'un CV. Nos chasseurs de têtes entretiennent des relations directes avec les professionnels du secteur en France, ce qui donne à nos clients accès à un vivier de talents peu visible par les canaux classiques.

Intervenez-vous sur des recrutements à l'échelle nationale et à l'international ?

Oui. Nos consultants interviennent sur l'ensemble du territoire français, y compris pour des recrutements dans des zones touristiques à forte saisonnalité, ainsi que dans un cadre international pour les groupes hôteliers et acteurs du tourisme présents sur plusieurs marchés.

Besoin de recruter dans l’Hôtellerie, le Tourisme ou les Loisirs en France ?

Vous recherchez un dirigeant, un directeur d’établissement, un expert du revenue management ou un manager immédiatement opérationnel ?

Confiez votre recrutement à une équipe qui comprend vos métiers, vos contraintes et les standards de service attendus par vos clients.

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Interview Hervé Temime - « Avocat, c’est un métier où les rêves sont en-dessous de la réalité ! »
MPG France
/ Categories: fr

Interview Hervé Temime - « Avocat, c’est un métier où les rêves sont en-dessous de la réalité ! »

Liliane Bettencourt, Roman Polanski, Bernard Tapie, Jacques Servier, Gérard Depardieu, la banque UBS ont tous un point commun : leur avocat Hervé Temime. Avocat pénaliste depuis 1979, ancien secrétaire de la Conférence, Hervé Temime est intervenu dans de nombreux procès très médiatiques. Ténor du barreau surnommé « l’avocat des puissants » (expression qui l’agace) et un des premiers avocats à avoir développé le droit pénal des affaires en France, Hervé Temime a accepté de répondre aux questions de l'équipe Tax & Legal du cabinet de chasse de têtes Morgan Philips Executive Search.

D’où vient cette passion du droit pénal ? Dans quelle mesure est-elle toujours la même aujourd’hui ?

Hervé Temime. Il n’y pas vraiment de réponse à la question… C’est naturel, totalement spontané, presque malheureux par certains aspects. J’ai autant de passion et d’engouement qu’à mes débuts, et je n’ai aucune conscience de mon âge ! C’est incroyable à quel point cette passion est restée intacte, même si aujourd’hui ce n’est plus les mêmes dossiers qui m’intéressent.

Vous seriez stupéfait de constater à quel point ce que je vous dis est vrai au quotidien, parfois à mon grand dam.

Comment est-ce possible alors que de nombreux avocats témoignent de difficultés du métier : le rythme, la pression, l’anxiété etc. Qu’en est-il pour vous ?

H.T. Plus jeune, mon idole était l’avocat Emile Pollak. J’ai toujours grandi avec une phrase de son ouvrage La parole est à la défense : « J’ai vieilli en étant avocat sans jamais ressentir la fatigue d’un effort ». Certes, c’est un métier souvent fatiguant et difficile mais ce n’est pas un « effort ». C’est avant tout une chance extraordinaire, dans une vie, d’avoir eu une vocation réelle, très forte, de l’exercer et d’en vivre ! En dépit des tourments du métier, une des chances de ma vie a été d’avoir voulu être avocat et de l’être devenu. C’est un privilège exceptionnel !

Cependant l’exercice du métier n’est pas comparable à un plaisir auquel on s’adonnerait. Quand les gens vous disent que la plaidoirie est un moment de plaisir…Oui d’une certaine manière parce que c’est une parenthèse de liberté extrême dans l’exercice d’un métier qui consiste à défendre des gens pour obtenir des résultats… Mais ce qui caractérise le plus ce métier, c’est l’angoisse !

Comment définiriez-vous un bon avocat ?

H.T. J’ai travaillé sur l’histoire du métier, dévoré les livres des avocats de différentes générations, je me suis passionné pour un grand nombre de procès, j’ai essayé de comprendre et essaie toujours de comprendre ce qu’est le fait d’être avocat, de défendre. Or, pour moi être un bon avocat, cela se traduit avant tout par l’efficacité, des résultats et non par le côté spectaculaire de la défense même si les deux peuvent souvent se rejoindre. Par ailleurs, je ne connais pas d’exemple de bons avocats que j’admire qui soient ou qui aient été cyniques. L’image d’Epinal de l’avocat qui défend un jour quelque chose et le lendemain son contraire…

Il y a des avocats comme ça, ce ne sont pas de bons avocats ! J’ai une énorme confiance dans la jeunesse : la moyenne d’âge est relativement basse au cabinet. Pour être un bon avocat, je ne pense pas que la jeunesse soit un obstacle. Le manque d’expérience peut largement être pallié par l’envie de bien faire, l’engagement, la fraîcheur. Il faut faire place aux jeunes. Aujourd’hui, j’ai 65 ans et bientôt 44 ans de barreau, ce serait une aberration de tenir le haut du pavé !

Est-ce dans une logique de succession, de pérennisation de votre cabinet ou par souci d’efficacité que vous vous entourez de jeunes avocats ?

H.T. Pour le plaisir de la transmission : sans doute une forme de nostalgie de mes débuts extraordinaires, et probablement la meilleure période de ma vie d’avocat. Par ailleurs, j’ai appris que lorsqu’on veut pérenniser un cabinet au pénal, c’est plus facile pour le fondateur d’être entouré d’avocats relativement éloignés de vous en âge afin qu’ils ne se sentent pas écrasés.

Dans un métier de fort intuitu personae, comment avez-vous réussi à mettre en avant une équipe d’avocats et monter un cabinet de premier plan ?

H.T. C’est extrêmement rare aujourd’hui que le cabinet perde un client parce que je ne gère pas moi-même le dossier. J’aurais dû monter un cabinet bien plus tôt ! J’ai tardé et je le regrette. Je crois qu’à l’époque je voyais ça avec beaucoup de dérisions.

Dans le métier, le premier qui a vraiment eu l’idée d’avoir un cabinet structuré c’était Olivier Metzner, qui n’est plus là. J’étais d’un individualisme forcené dans ma pratique professionnelle. J’ai commencé jeune, je n’avais pas de patron, pas de compte à rendre… Mes idoles étaient des artistes dans l’âme ! René Floriot, le Dupond-Moretti des années 50-60, était une exception car il avait des collaborateurs qui lui préparaient ses dossiers, mais c’était le maximum. Le métier a changé mais tous ces avocats du passé n’étaient pas des gens qui pouvaient imaginer s’associer. Imaginez Charles Aznavour associé !

L’idée du cabinet structuré n’était pas préméditée. Après les débuts, une équipe d’avocats m’a rejoint et j’ai apprécié l’aide majeure que ces avocats m’ont apportée, pendant une période assez compliquée, avec des dossiers importants. J’ai compris que si je ne les avais pas eus auprès de moi, le cabinet aurait beaucoup souffert, ce qui n’a pas été le cas.

Après ça, l’idée d’un cabinet pérenne avec de nouveaux associés m’a paru tout à fait constructive.

Dans votre dernier livre Secret défense, paru en 2020, vous écrivez : « Notre faille réside souvent dans le fait que nous ne sommes pas des hommes d’action, les Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo sont rares » ...

H.T. J’ai toujours soutenu que la rhétorique des avocats était la meilleure !

Mitterrand, Sarkozy, Clinton, Tony Blair ou Obama, qu’on les aime ou pas, étaient des avocats. J’ai toujours préféré la rhétorique des avocats à celle des énarques - même s’ils ont de grandes qualités - et de très loin.

Les avocats ne savent faire qu’une chose : critiquer ! On n’est pas des bâtisseurs, on est des destructeurs. S’il y a un doute, il ne faut pas condamner ! Il y a forcément un esprit critique, une forme d’insoumission dans le métier d’avocat.

A vous entendre, il y a les avocats pénalistes et les autres ?

H.T. Il est vrai que je n’aurais jamais fait de droit si je n’avais pas voulu être avocat pénaliste. Je n’aurais jamais fait une autre spécialisation, ni un autre métier du droit.

Pour autant, j’ai travaillé avec de formidables avocats d’affaires comme Jean-Michel Darrois. Je n’aurais pas eu la capacité à exercer autrement la profession, à être le conseiller, l’éminence grise d’une grande famille, même si on me l’a parfois proposé. Je réponds avec humour, que chez l’avocat d’affaires il vaut mieux être à la place du client et chez l’avocat pénaliste, il vaut mieux être à la place de l’avocat !

Qu’est-ce que vous ont apporté les grands avocats que vous admirez et dont vous parlez encore beaucoup dans vos livres et interviews ?

H.T. Une sorte de fascination pour le métier ! J’ai développé une vocation forte en les écoutant dans les émissions de radio, de télévision, en lisant leurs livres. Tout ça vous inspire. Pour moi c’étaient des stars… Dans mon esprit, il n’y avait pas mieux que de faire ça. C’est pour cela que les avocats médiatiques jouent un rôle important.

Sauf exception, notamment lors de l’affaire Agnès Le Roux/Maurice Agnelet, vous avez toujours été avocat de la défense. Regrettez-vous de ne pas avoir plus souvent été du côté des parties civiles ?

H.T. Non. Si la défense des victimes est fondamentale d’un point de vue social et moral, ce n’est pas la même satisfaction, la même fonction. Cela n’a rien à voir.

Dans l’affaire Omar Raddad, Maître Henri Leclerc, reconnu pour son brillant parcours et son fort engagement, a été très critiqué d’être avocat de la partie civile. Qu’en aviez-vous pensé ?

H.T. J’adore Henri Leclerc, c’est LA référence. Un des meilleurs pénalistes de son époque. J’étais jeune mais je lui avais déconseillé de défendre la partie civile. Par affection, j’avais peur des conséquences et des réactions contre lui. Henri a beaucoup souffert de cette injustice, il n’y serait pas allé s’il avait été plus opportuniste mais il ne l’est pas. Dans cette affaire, il n’a fait que son métier et de manière très digne !

Vous écrivez : « Je peux rire de tout, de la mort, de la maladie sauf de la prison ». N’avez-vous pas le sentiment que les problèmes relatifs à l’état des prisons et à la surpopulation carcérale sont aujourd’hui passés à l’arrière-plan dans l’opinion publique française ?

H.T. Dans les années 80, il n’y avait aucune espèce de discussion politique sociétale autour de l’état des prisons, alors que l’état d’insalubrité des prisons était catastrophique !

Aujourd’hui la discussion existe, sur l’état des prisons et sur la surpopulation carcérale. Des mesures sont prises, mais il y a un populisme judiciaire qui s’est développé à l’extrême, quelque chose de terrible dans la société.

La théorie de Robert Badinter - qui était sensible à la question - est très juste. Il a parfaitement démontré qu’il est très difficile pour l’opinion, pour les citoyens et donc pour les politiques de concevoir que des prisonniers se voient réserver un sort meilleur en prison que des gens défavorisés en liberté !

Pour revenir à votre cabinet, pourriez-vous envisager d’élargir votre activité à d’autres expertises ? Quelles sont vos priorités ?

H.T. Nous avons une taille modeste au regard des cabinets d’affaires, vingt-cinq personnes. En revanche, s’agissant du pénal nous sommes de loin la plus grosse équipe en France et même peut-être une des plus importantes en Europe.

Si le développement d’autres expertises est envisageable (par exemple nous n’avons pas d’équipe Compliance), ce serait à une seule condition : ne pas perdre notre identité.

La force de notre cabinet c’est la culture pénale, la connaissance du combat judiciaire et l’indépendance qui va avec. Ce qui est le plus important pour moi aujourd’hui, c’est de m’occuper du développement du cabinet et des équipes qui travaillent énormément, avec un état d’esprit exceptionnel ! Ma fierté réside dans ce cabinet que j’ai construit, mon ambition reste aujourd’hui de recruter les meilleurs talents.

Justement, comment faites-vous pour trouver et attirer ces nouveaux talents du barreau ?

H.T.

Un : il y a un attrait considérable pour le pénal.

Deux : il y a un attrait considérable pour le droit pénal des affaires.

Trois : les meilleurs profils jeunes - je le tiens de mes amis grands avocats d’affaires - veulent davantage venir chez nous plutôt que chez eux. Avant, les plus brillants s’orientaient vers le M&A, désormais ils se dirigent vers le contentieux et si possible, le contentieux pénal.

Quatre : le cabinet - en très peu de temps - s’est institutionnalisé et est donc très prisé. Il y a une vraie possibilité de devenir associé. L’ambiance y est extraordinaire, il a chez nous une vénération du métier, une très bonne cohésion. Tout le monde travaille avec exigence et ambition, avec le sourire et sans objectif d’heures facturables.

Cinq : je repère les futurs talents lors d’audience, et jusqu’à maintenant, j’ai toujours eu beaucoup de pif !

Pour moi la bonne méthode c’est recruter des gens quand on en a l’opportunité et pas quand on en a besoin. Les jeunes comprennent alors quelque chose : ils n’ont pas été pris parce qu’on avait besoin d’eux mais parce qu’ils ont été choisis !

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes étudiants, élèves-avocats et collaborateurs/trices ?

H.T. Pour ceux qui choisissent cette profession d’avocat pénaliste, je voudrais juste leur dire qu’ils ont raison. Allez-y !

Pour moi, c’est un immense métier dont l’avenir est énorme : le droit pénal et la pratique de la défense pénale, c’est exceptionnel !

Une profession dont l’exercice est difficile mais très épanouissant.

Enfin, c’est un métier de lignée. Continuez à lire les livres des avocats, à écouter les avocats, suivez l’actualité judiciaire, écoutez des podcasts, etc. Je ne dirais pas mieux que le grand Jean-Louis Pelletier : « le meilleur d’entre nous n’est pas à la hauteur du métier ».

C’est un métier où les rêves sont en-dessous de la réalité !

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